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NEDKO SOLAKOV:
LEFTOVERS
02.09.2005 - 13.11.2005
Kunsthaus Zürich
Heimplatz 1
CH - 8001 Zürich
T: +41 (0)44 253 84 84 F: +41 (0)44 253 84 33
info@kunsthaus.ch
http://www.kunsthaus.ch
Ma-Je:
Ve-Di:
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10-21h
10-17h
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Nedko Solakov, A (not so) White Cube, 2002
Detail aus Gruppenausstellung «Basics»,
Kunsthalle Bern, 2002, © Nedko Solakov
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Le Kunsthaus Zürich propose du 2 septembre au 13 novembre 2005, dans le cabinet du musée, une exposition consacrée à l’artiste bulgare Nedko Solakov (*1957). Sous le titre de "Leftovers – A selection of my unsold pieces from the private galleries I work with", l’artiste conceptuel crée à partir de 99 de ses œuvres une installation spatiale d’une grande densité, dans laquelle il s’interroge avec humour et ironie sur la conceptualisation de l’art contemporain et ses structures économiques.
L’ARTISTE
Nedko Solakov est un conteur. Il crée des mondes dans lesquels il mélange plusieurs formes de réalités et où il fait se heurter des systèmes de représentation politiques et esthétiques. Né en 1957 à Sofia (en Bulgarie), il a vécu l’effondrement du système communiste et il a décidé de continuer à travailler sur place, car "il est important pour moi d’habiter ici, parce que c’est justement la situation d’ici qui nourrit mon sens de l’absurde, mon ironie et mon humour".
Il utilise selon le concept des moyens différents allant de la peinture, la photographie, le dessin et la vidéo jusqu’au texte. Bien qu’à l’origine il ait été formé à la peinture murale, Solakov n’en a jamais exécuté aucune. Il s’est fait connaître sur la scène internationale par ses "griffonnages" qu’il applique directement sur les murs de l’espace d’exposition ; à peine visibles au premier regard, ces graffitis défient les habitudes de perception du public. Par cette forme de peinture murale anti-monumentale qui, à la place de la propagande officielle, propose justement une critique du système politique actuel, l’artiste ne remet pas seulement en question le "White Cube", mais il nous renvoie également à sa propre origine et au statut de l’artiste. En effet l’œuvre après l’exposition est éliminée à tout jamais. La réflexion sur l’histoire de l’art joue également un rôle important dans le travail de Solokov. En ajoutant à ses dessins de petit format, qui au premier coup d’œil ne vont pas sans rappeler ceux des Vieux Maîtres, de courts écrits, parfois pleins d’humour et de mordant, parfois emprunts de poésie et de rêverie, il leur confère profondeur et actualité.
Les œuvres de Solakov – dont celles présentées cette fois-ci au Kunsthaus – ont souvent trait à la politique, elles s’interrogent sur la conceptualisation de l’art contemporain et ses structures économiques.
L’EXPOSITION AU KUNSTHAUS ZÜRICH
Avec "Leftovers", Nedko Solakov réalise en collaboration avec la commissaire d’exposition Mirjam Varadinis un projet insolite. L’exposition présentée dans le cabinet du musée se compose en effet d’œuvres restées ces dernières années dans les galeries de Solakov ou dans son atelier.
En faisant ce choix inhabituel, Solakov inverse le processus de sélection normalement utilisé pour la réalisation d’une exposition: aucune œuvre n’est empruntée à des collections célèbres mais les œuvres présentées sont au contraire celles dont personne n’a voulu jusqu’à présent. Les objets exposés montrent clairement que ce critère n’a rien à voir avec la qualité. Car certains des meilleurs travaux de Solakov font justement partie de ces "Leftovers". En en faisant des pièces de musée, Solakov remet en question avec l’ironie qui lui appartient le statut de musée en tant qu’institution et renvoie par ce clin d’œil à l’hystérie régnant sur le marché de l’art, qui ne trouve des acheteurs que pour la production artistique la plus récente. Solakov a développé cette idée pour Zurich, une ville dans laquelle les galeries et le marché de l’art sont florissants.
L’artiste intègre l’espace environnant l’exposition dans son concept. En référence au titre "Leftovers", Solakov transforme le cabinet en dépôt, rempli d’œuvres d’art, dans lequel la peinture, la photographie, le dessin et la vidéo provenant de toutes les époques de sa création sont exposés – à l’exception des "griffonnages". Il en résulte une rétrospective d’un type tout à fait particulier, qui pour la première fois en Suisse offre une vue d’ensemble complète du travail artistique varié de Solakov.
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Une documentation en anglais et en allemand, publiée par Walther Koenig, Cologne, paraît parallèlement à l’exposition. Elle contient des illustrations de toutes les œuvres de l'exposition et une liste de tous les "Leftovers" des galeries. Préface par Christoph Becker et texte par Mirjam Varadinis.
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