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PERSPEKTIVEN DES SUBSTITUTS
03.05.2009 - 30.05.2009
CAN - Neuchâtel
37, Rue des Moulins
CH - 2000 Neuchâtel
T: +41 32 724 01 60 F: +41 32 544 31 61
info@can.ch
http://www.can.ch
me-di
je
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14-18h
14-20h
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Daniel Sabranski, "Fragile", 2008.
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exposition
"Perspektiven des Substituts"
VERNISSAGE : samedi 2 mai, 18h30
Depuis quelques années, Berlin s’est imposée comme la ville la plus importante d’Europe dans le domaine de l’art contemporain, et plus spécifiquement pour la production. Des artistes du monde entier continuent de s’y installer, attirés par les loyers bons marchés, les innombrables espaces d’exposition et l’atmosphère inspirante de la ville. Contrairement à la plupart des métropoles, Berlin n’est pas une capitale fébrile et donne parfois l’impression de perpétuer l’esprit de bohème du siècle dernier.
La signification du titre de l’exposition "Perspektiven des Substituts" est volontairement multiple, mais celui-ci donne néanmoins le fil rouge que lie les travaux des artistes. Il évoque par ailleurs une "vue" sur Berlin tout en faisant référence à l’espace invité SUBSTITUT.
IRIS KETTNER
Les personnages d’Iris Kettner ont été exposés dans la station de métro d’Alexanderplatz. Ces poupées réalistes entrent dans un dialogue inquiétant avec l’observateur. Un homme casqué, protégé par du matériel de rembourrage, est assis dans une des salles du CAN. Il s’agit peut-être d’un manifestant sur une barricade que les spectateurs peuvent enjamber. Ces derniers se fondent dans les personnages au point qu’ils peuvent bientôt percevoir l’environnement selon la perspective de ceux-là. Prêt à l’attaque, un combattant, Kämpfer, est agenouillé sur une tour, alors que le Rosa Tier semble ramper dans l’espace.
JULIA LAZARUS
Dans le studio du CAN, Julia Lazarus présente la double projection "The Match". L’installation vidéo reprend la finale du Qatar Telecom German Open 08 entre deux joueuses de tennis russes. L’usage du ralenti poussé à l’extrême révèle chaque détail de ce duel épuisant. Le jeu des muscles et des mimiques se transforme presque en une comédie antique. Cette lutte fulgurante est résolue dans une décomposition du mouvement inspirée des travaux de Muybridge.
MARTIN G. SCHMID
Le travail pictural de Martin G. Schmid est très éclectique, liant abstraction et figuration. Un travail de longue haleine lui a permis de développer sa propre technique d’impression pour élaborer d’impressionnantes fresques. Un grand nombre de petits détails racontent des histoires qui oscillent entre critique de la société et plaisanteries insolentes. La combinaison de gestes expressifs, des détails figuratifs et de l’ensemble abstrait provoquent une sorte de remous, qui entraîne véritablement l’observateur dans l’oeuvre. La plus grande salle du centre d’art semble au bord de l’explosion.
UTA SIEBERT
A l’occasion de cette exposition, Uta Siebert propose un dessin de grand format qu’elle poursuit sur différents plans de l’espace. A première vue, les personnages semblent représenter des acteurs connus, mais le doute s’installe très vite. Les relations qu’entretiennent ces étranges individus restent tout aussi incertaines. Leur isolement les rend angoissants et ceci, bien qu’un contact indéfinissable soit maintenu entre eux. Les récents dessins d’Uta Siebert sont mystérieux et ne rappellent pas seulement l’esthétique du film noir.
PHILIP WIEGARD
Philip Wiegard présente entre autre la sculpture Bettler (Mendiants), un ensemble de quatre chaises pliantes et un cheval d’arçon qui s’inspire de la composition de Pieter Bruegel l’Ancien "Les mendiant/Les infirmes". Habillés de fourrure et de cuir, les meubles représentent d’une part les personnages de la peinture, et d’autre part les meubles eux-mêmes. Ces deux points de vue sont conciliés par une analogie fondée sur le principe de déformation. De même que le mobilier est détourné, les mendiants sont déformés, puisqu’ils sont infirmes. Dans les deux cas, la déformation dépend de la perspective ; d’une part de la maîtrise technique de la perspective centrale, et d’autre part, à un niveau social, de la définition que l’on accorde aux différences physiques considérées comme anormales, déformantes, ou même infirmantes.
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