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MIRCEA CANTOR
"TRACKING HAPPINESS"
28.08.2009 - 08.11.2009
Kunsthaus Zürich
Heimplatz 1
CH - 8001 Zurich
T: +41 44 253 84 84 F: +41 44 253 84 33
info@kunsthaus.ch
http://www.kunsthaus.ch
sa/di/ma
me-ve
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10-18h
10-20h
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Mircea Cantor, No title, 2009, Prise de vue de production, © Mircea Cantor
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exposition
MIRCEA CANTOR: "Tracking Happiness"
Le Kunsthaus Zürich présente la première exposition individuelle de Mircea Cantor en Suisse.
Sous le titre "Tracking Happiness" ("À la traque du bonheur"), le jeune Roumain Mircea Cantor expose du 28 août au 8 novembre 2009 au Kunsthaus Zurich. Les traces qu’on laisse et qui s’effacent à l’époque de la communication informatique et de la surveillance électronique constituent le thème de cette exposition. Sous forme de vidéos, photos, objets et installations, Cantor passe au banc d’essai la société d’information numérique. Et il le fait avec beaucoup de poésie.
Dans l’art de Mircea Cantor, l’idée des traces laissées constitue une métaphore fondamentale. L’exposition "Tracking Happiness" reflète une société dans laquelle toujours plus d’informations personnelles sont mémorisées: des profils sont créés par des banques de données biométriques, la localisation de personnes et leurs itinéraires sont rendus possibles par le biais de téléphones satellite, les habitudes de consommation se laissent facilement appréhender par les scanners des caisses enregistreuses, ainsi que l’utilisation des cartes de crédit ou de membre.
L’"AU-DELA" DES TRACES
Ce qui fascine Cantor et ce qu’il dévoile de subtile manière, est le fait que, malgré cette constante accumulation d’informations sur toute activité, les données numériques laissent peu de traces durables. On n’écrit ni ne conserve presque plus de lettre qui pourrait donner des informations dans le futur, comme on en avait auparavant l’habitude. Par contre, les courriels, les SMS et d’importants volumes d’informations numériques mémorisés peuvent à tout moment être effacés par simple pression d’un bouton ou devenir illisibles par suite d’un changement de système dans la technologie de l’information.
Cantor mise sur l’irritation, sur des thèmes comme les frontières et leur dépassement. Il le fait tant au sens réel qu’au sens métaphorique, comme par exemple dans l’Ĺ“uvre "Chaplet" (2007). Dans celle-ci, l’observateur aperçoit de loin quelque chose qui ressemble à un barbelé qui aurait été tendu le long des murs de l’exposition. Cela évoque des délimitations provisoires de frontière ou des barrages militaires. Mais en y regardant de plus près, on réalise que ce sont les empreintes digitales de l’artiste qui composent le barbelé. Ici aussi, Cantor joue avec l’idée de contrôler, enregistrer et laisser des traces. Mais, par le choix de son titre ("Chaplet" signifie chapelet), il invite aussi à une nouvelle lecture.
UN ARTISTE AUX MULTIPLES FACETTES
Mircea Cantor utilise, selon le contexte, des médias très divers: de la vidéo et la photo, en passant par les objets et les installations, jusqu’à des formes d’intervention plutôt éphémères telles que les actions ou les annonces dans les journaux. Malgré son jeune âge, il peut déjà se prévaloir d’une carrière impressionnante. Des expositions individuelles ont été organisées pour lui au Camden Arts Centre (Londres), au Centre Pompidou (Paris), il a été exposé au Hirshhorn Museum Washington et au Philadelphia Museum of Art et il a participé à d’importantes manifestations internationales telles que la Manifesta, la Biennale de Berlin et la Biennale de São Paolo.
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