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ALEXANDRE BIANCHINI
"WAR IS HELL"
18.05.2011 - 02.07.2011
Skopia Art contemporain - Genève
Vieux-Grenadiers 9
CH-1205 Genève
T: +41 22 321 61 61 F: +41 22 321 02 33
info@skopia.ch
http://www.skopia.ch
ma-ve
sa
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11h-18h30
11h-17h
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EXPOSITION
Alexandre Bianchini: "War is hell"
Vernissage: 18.05.2011 à 18h
L'ensemble exposé regroupe principalement des peintures, réalisées entre 2010 et 2011. Pourtant, le corpus d'œuvres d'A. Bianchini est résolument polymorphe. L'artiste a exploité tour à tour ou simultanément différentes formes d'expression (peinture, installation, dessin, collage, vidéo, etc.) en fonction de ses recherches. En 2010, c'est une peinture renouvelée et sombre qui marque son retour dans l'œuvre d'A. Bianchini.
Quel que soit le support sur lequel elle se décline, elle devient le champ d'une expérimentation artistique. En effet, complexes et stratifiées, les œuvres se construisent avec vigueur par l'assemblage et la superposition de matériaux divers (fragments de BD japonaises, imagerie érotique, etc.) que l'artiste puise dans la culture populaire et qui se mêlent à la peinture; de même, une pluralité de gestes (coulures de peinture et de vernis, collages, etc.) donne naissance à des œuvres dans lesquelles la matière, la forme et le fond s'entrelacent pour créer une trame, motif récurrent de nombreuses œuvres. Comme un repoussoir, cette trame aux multiples apparences suspend le regard du spectateur à l'orée de la représentation.
Cette trame se charge d'une dimension métaphorique en présence du crâne, qui apparaît régulièrement dans les œuvres exposées et qui flotte tantôt devant et/ou derrière elle. De son sourire patibulaire, le spectre semble narguer le spectateur. La trame indique ici la frontière séparant deux univers, celui de la vie et celui des ténèbres et souligne leur contiguïté.
L'artiste brouille à un autre niveau encore les frontières entre réalité et représentation, en fusionnant l'espace de l'exposition et celui de l'œuvre. Comme un "all over", la peinture enjambe la surface de la toile pour recouvrir les cimaises du lieu d'exposition. Le tableau devient alors l'élément d'une trame qui le constitue et le transgresse.
Maryline Billod
Avril 2011
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