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CÉCILE BART
& MICHEL VERJUX
"DEUX FOIS DEUX"
19.05.2011 - 02.07.2011
Blancpain Art Contemporain - Genève
rue des Maraîchers 63
CH -1205 Genève
T: +41 22 328 38 02 F: +41 22 328 40 03
http://www.blancpain-artcontemporain.ch
ma-ve
sa
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14h30-18h30
14h-17h
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Cécile Bart & Michel Verjux,
"Lisse et poursuite frontale", 2011
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EXPOSITION
Cécile Bart & Michel Verjux: "Deux fois deux"
Voici donc deux œuvres, deux installations, à droite et à gauche de la salle principale de la galerie BLANCPAIN ART CONTEMPORAIN: ce ne sont pas celles de deux artistes, Cécile Bart et Michel Verjux, qui s’affronteraient fraternellement, mais deux œuvres consignées, comme veut l’indiquer le titre de l’exposition, si laconiquement chiffré.
Dans chacune de ces deux œuvres à quatre mains, une projection circulaire vient en superposition d’une double rangée de fils de couleur (laine ou coton), tombant depuis le plafond, et épousant le mur à faible distance, comme une seconde peau. Les murs étant accidentés (décrochement, escalier), les deux pièces sont évidemment dissemblables: la projection déborde ou non sur le mur blanc, se casse ou non en fonction des ruptures de plan, et les fils suspendus subissent ou non l’irisation de la lumière.
C’est la troisième fois que les deux artistes s’adonnent à ce genre d’exercice. Si l’on considère que Cécile Bart travaille la lumière, quand Michel Verjux manipule l’éclairage, on aura compris que ce duo improbable est le mariage de la carpe et du lapin. Qu’est-ce à dire? À première vue, tel serait la collaboration de Bart et Verjux: le mariage de l’éclairage avec la lumière du jour, un oxymore.
Une telle opposition doit être grandement modulée. À ce chassé-croisé des deux artistes – l’un spécialiste d’éclairage s’accommodant de la lumière naturelle, quand l’autre joue de la lumière en rêvant du cinéma –, il faut ajouter un certain partage des rôles: dans l’espace de l’exposition, les projecteurs à découpe œuvrent comme des instruments plus sémiotiques que les installations de fils de laine ou de coton, outils d’une modulation davantage phénoménologique.
Là encore, un examen nuancé montrerait que le spectateur programmé par chacun des deux artistes est le produit d’un dosage inégal du nominalisme pictural duchampien et de l’être au monde merleau-pontien. Car les rideaux de fils désignent aussi des espaces, les délimitent sémiotiquement, et les cercles projetés ne demandent pas moins une découverte dynamique par les déplacements de mon corps.
Christian Besson
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