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CHRISTOPH BÜCHEL
09.03.2012 - 31.03.2012
Société des arts de Genève
Palais de l’Athénée
Salle Crosnier
rue de l’Athénée 2
CH-1205 Genève
info@societedesarts.ch
http://www.athenee.ch
lu-ve
sa
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14h-18h
10h-12h / 14h-17h
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Christoph Büchel, "Merry Christmas", 2005,
DVD, couleur, son, 2’29 (boucle)
Courtesy de l’artiste et de la galerie
Hauser & Wirth Zurich Londres
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EXPOSITION
PRIX DE LA SOCIETE DES ARTS 2011 – GENEVE
ARTS VISUELS
(Calame • Diday • Harvey • Neumann • Spengler • Stoutz)
Le Prix de la Société des Arts 2011 – Arts Visuels – Genève a été attribué en novembre 2010 à Christoph Büchel.
Le Prix de la Société des Arts – Arts Visuels – Genève est constitué de la refonte de plusieurs prix qu'elle décernait de très ancienne date (Calame • Diday • Harvey • Neumann • Spengler • Stoutz). Il distingue depuis 2009, tous les deux ans, un artiste suisse ou établi en Suisse depuis cinq ans, dont le travail a déjà été remarqué sur la scène suisse et internationale et démontre encore un important potentiel de développement. Le prix est doté d’un montant de 50'000.- CHF auquel s’ajoute une exposition personnelle à la Salle Crosnier, Palais de l’Athénée.
Le jury du Prix de la Société des Arts – Arts Visuels – Genève 2011 s’est réuni le 22 novembre 2010. Il était composé de cinq membres: Giovanni Carmine (directeur de la Kunsthalle de Saint-Gall), Julien Fronsacq (critique d’art et commissaire d’exposition au Palais de Tokyo, Paris), Claudia Jolles (rédactrice en chef du Kunstbulletin, Zurich), Karine Tissot (représentante de la SDA, historienne de l'art et commissaire d'exposition indépendante, Genève) et Nicolas Trembley (critique d’art, commissaire d’exposition indépendant, Paris et commissaire pour la collection Syz, Genève).
Le lauréat 2011 du Prix de la Société des Arts 2011 est l’artiste suisse Christoph Büchel, né à Bâle en 1966. Christoph Büchel est un des artistes les plus importants de la scène suisse et internationale. Il a réalisé de nombreuses installations et projets de grande envergure pour d’importants musées et biennales au niveau international.
"
Last Man Out Turn Off Lights", "Dump", "Tribunal", "Hole" ou encore "Close Quarters", les titres des interventions de Christoph Büchel plongent immédiatement le spectateur dans une ambiance inquiétante, sombre, claustrophobe et paranoïaque de fin du monde. On peut distinguer dans son œuvre deux démarches artistiques importantes: les œuvres conceptuelles et les installations invasives. Une grande partie des interventions de Christoph Büchel est de nature politique et sociale. La vidéo, le found footage et internet jouent un rôle primordial dans sa pratique artistique, lui servant d’une part de source d’information et de recherche, et d’autre part d’élément narratif indispensable qui constitue son vocabulaire artistique. Les images trouvées sur ce genre de support sont soit le plus souvent intégrées dans ses installations, soit gardent un statut d’œuvre autonome.
Ses environnements réalistes et spectaculaires s’apparentent à des lieux abandonnés, souterrains, illégaux, qui existent en parallèle à la société capitaliste, globalisée et technologique: coercitive, aseptisée et uniformisée. Ces mondes parallèles portent les traces de l’exclusion, de la survie, des dérives sociales, religieuses, morales et psychiques. "Brazil", "Apocalypse Now", "The Road" nous viennent à l’esprit. Si ces sites gigantesques repoussent les murs du musée et les limites des conditions habituelles d’exposition, les univers de Christoph Büchel semblent annonciateurs d’une chute sans fin de notre société occidentale et contemporaine. Ce paradigme de l’autodestruction, désire-t-il réellement le partager avec la communauté, poursuit-il un but humaniste, compassionnel, est-ce cathartique, ou définitivement du cynisme?
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