avec :
Jean-Luc Borgeat
Françoise Boillat
Pierre-Isaïe Duc
lumière : Philippe Maeder
son : Fabian Schild
costumes : Isa Boucharlat
scénographie : Isabelle Pelissier
administration : Cathou Cuany
Qui mourra durant la pandémie ? Les cartes Cumulus seront-elles encore valables durant la pandémie ? Les expulsions d’étrangers en situation illégale continueront-elles durant la pandémie ? Dieu nous sauvera-t-il de la pandémie ? Où irons-nous promener nos chiens durant la pandémie ? Commémorerons-nous la pandémie après la pandémie ? Élirons-nous une Miss Pandémie ? Qui profitera de la pandémie ? Les oiseaux inspireront-ils encore les poètes durant la pandémie?
Et si la perspective de la grippe aviaire était d’abord l’occasion de rire un instant de tous ces idéaux de mobilité, d'hédonisme et de culte de soi qu'une pandémie de cette ampleur ne manquerait pas, si elle devait survenir avec la virulence que craignent les experts, de balayer comme une plume de poulet ? Farce tragique, En attendant la grippe aviaire nous montre un couple normalement narcissique aux prises avec la catastrophe. Amis disparus, pénuries alimentaires, petits week-ends à l'étranger renvoyés aux calendes grecques, les deux personnages sont soumis à rude épreuve. Antoine Jaccoud met l’effroi à distance, tout en le regardant dans les yeux, et propose une perception ironique de nos fragiles destinées et de nos dérisoires ambitions.