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"PLASTIC"
UNE PROPOSITION
DE JOHN TREMBLAY
22.02.2007 - 20.05.2007
Cabinet des estampes - Genève
5, promenade du Pin
CH - 1204 Genève
T: +41 22 418 27 70 F: +41 22 418 27 71
cde@ville-ge.ch
http://www.ville-ge.ch/
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ma-di:
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10-12h / 14-18h
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Fabrice Gygi, "Chistera", 1997, 655 x 90 x 175 mm
Ecole cantonale d’art, Lausanne
Genève, Cabinet des estampes (don de l’artiste)
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PLASTIC | Une proposition de John Tremblay
Objets en plastique thermoformé, des années 1960 à nos jours
"Une proposition de..." est une série d’expositions mettant en relation les collections du Cabinet des estampes avec la pratique d’un artiste contemporain. Leur vocation est de montrer qu’une démarche artistique s’origine dans un rapport au monde qui excède bien souvent le strict champ de l’histoire de l’art. En déléguant pour partie la sélection des œuvres et en portant l’accent sur des fonds inédits pour le public genevois, ce type de manifestation vise à révéler la multiplicité des références et des influences qui façonnent l’art de notre temps.
A la suite de l’exposition "Audio", centrée sur les rapports entre musique expérimentale et abstraction, "Plastic" présente - à l’initiative du peintre new-yorkais John Tremblay (*1966) - un aperçu des usages du plastique thermoformé à vide dans l’art de ces quarante dernières années. Le procédé, de nature industrielle et habituellement associé à l’emballage et au conditionnement, consiste à prendre l’empreinte d’une forme grâce à une feuille de plastique qui est plaquée contre un moule par vide d’air après avoir été chauffée.
C’est sans doute la firme américaine Tupper qui a popularisé l’usage du plastique grâce à la production de conteneurs alimentaires de formes et de couleurs variées. En 1947, le magazine "House Beautiful" titrait sa présentation des fameux Tupperware "Les Beaux-Arts pour 39 centimes" (Fine Art for 39 Cents). Les tendances pop et conceptuelle de l’art des années 1960 n’ont pas manqué de s’emparer du pastique, cette fois thermoformé, d’une part pour ses évidentes associations avec le monde de la publicité, l’économie de masse et l’imagerie populaire et, d’autre part, pour la dématérialisation induite de l’objet, la quasi-gratuité et l’extrême rationalisation du procédé.
L’exposition présente les œuvres de quelques-uns des "pionniers" du procédé - Arman (1928-2005), Iain Baxter (*1936), Marcel Broodthaers (1924-1976), Richard Hamilton (*1922), Les Levine (*1935) ou Robert Morris (*1931) -, tout en s’aventurant à montrer des travaux quelque peu oubliés aujourd’hui - à l’instar des réalisations de Luis Camnitzer (*1937) et de Aaronel deRoy Gruber (*1940), sans pour autant hésiter à remonter jusqu’au présent, alors que cette technique connaît une nouvelle actualité grâce notamment à Fabrice Gygi (*1965), Jim Isermann (*1955), Seth Price (*1973) et Xavier Veilhan (*1963). C’est la première fois que le Cabinet des estampes organise une exposition exclusivement composée de multiples, un genre occupant une place toujours plus importante sur la scène contemporaine et donc au sein de ses collections. [ChCh].
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